Saint-Quentin culmine à 98 mètres d'altitude sur le plateau picard, à 150 km de Paris. La ville compte plus de 53 000 habitants et s'inscrit en zone de sismicité 2, dite faible, selon le décret 2010-1255. Ici, le microzonage sismique ne répond pas à une menace de grands séismes. Il répond à un aléa modéré mais réel, amplifié par les géologies superficielles. Les alluvions de la Somme et les limons quaternaires masquent la craie séno-turonienne. Ces couches molles piègent les ondes sismiques. Un séisme de magnitude 5 à 50 km peut générer des accélérations locales supérieures à celles prédites par le zonage régional. C'est toute la problématique des effets de site lithologiques. Sur un ERP ou un immeuble de grande hauteur à Saint-Quentin, le bureau d'études doit justifier le spectre de réponse élastique retenu. Nous réalisons ce microzonage sismique en combinant mesures géophysiques et modélisation numérique.
Un Vs30 inférieur à 180 m/s dans les limons de Saint-Quentin peut imposer un coefficient de site S=1.4, majorant l'accélération de calcul de 40%.



